LA DÉPENSE DÉRIVE A L’HOPITAL

Selon un article de l’argus de l’assurance du 6 mars 2020, les organismes de complémentaire santé ont les plus grandes difficultés à maitriser les dépenses hospitalières, premier poste de leurs prestations.

Alors que les soins hospitaliers sont devenus le premier poste de prestations des mutuelles, ces dernières sont confrontées à une difficulté majeure : Comment maitriser cette dépense, alors que le rapport de force leur est particulièrement défavorable ?

Entre 2001 et 2017 les dépenses hospitalières ont progressé de 5,3% par an contre 3,2% pour l’ensemble des autres dépenses.

La chambre particulière est le premier poste inflationniste. Elle représente plus de 1,5 Milliards d’euros par an.

Les chambres seules sont souvent attribuées d’office et lorsque les établissements sont rénovés, elles deviennent un standard. Un décret publié en 2019 a autorisé les établissements hospitaliers à facturer le jour de sortie. Ce qui représente une augmentation de 20% sur la durée moyenne d’un séjour (5 à 6 jours)

Échec des tentatives de régulations :

Face à la dérive des dépenses, les tentatives de régulations des complémentaires n’ont guerre été couronnés de succès.

Par exemple, les tentatives de régulation de la chambre particulière par le conventionnement mutualiste n’ont pas porté de fruits car peu d’établissements privés ont accepté d’entrer dans la convention.

Les tentatives de régulations de dépassements d’honoraires ont, elles aussi fait long feu. L’hôpital et les patients ont fait les frais des mesures prises en 2012 avec l’accord sur les dépassements d’honoraires qui a donné naissance aux contrats d’accès aux soins (CAS) devenu OPTAM CO.

Pour Gérard Billes, le Président de la Mutuelle Catalane, la limitation des dépassements d’honoraires par l’État via l’Option Pratique tarifaire Maitrisée (OPTAM) a entrainé une augmentation significative du reste à charge dans les cliniques privées.