Depuis déjà deux ans, le mutualisme subit de plein fouet une série de réformes qui s’empilent les unes sur les autres.

Des réformes qui sont coûteuses en formalités et en temps, qui n’apportent pas toujours à l’ensemble de nos adhérents d’améliorations sensibles. Pour nous c’est une série de contraintes qui nous éloignent de notre but initial, c’est-à-dire améliorer la qualité de nos prestations, modérer nos cotisations et optimiser nos services. Réformes qui mettent en péril la solidarité intergénérationnelle puisque les retraités n’en bénéficient pas.

On devine derrière ces décisions la volonté de faire disparaître les petites structures au profit des grands groupes assuranciels. Le premier des résultats négatifs c’est de sectoriser la société :

  • Il y a ceux qui bénéficient gratuitement de la CMU (couverture maladie universelle)
  • Il y a ceux qui bénéficient de l’ACS (Aide l’état pour l’acquisition d’une complémentaire santé avec une prise en charge jusqu’à 550€/an en fonction des revenus
  • Il y a tous les actifs, ceux qui bénéficient ou vont bénéficier au 1er Janvier 2016 de la mutuelle obligatoire entreprise, c’est-à-dire les salariés dont la cotisation de base sera financée par moitié au minimum par l’entreprise.
  • Il y a ceux qui ne bénéficient de rien : les étudiants, les travailleurs non salariés, les retraités qui gagne plus de 972€/mois

Conséquence : la solidarité intergénérationnelle disparaît !

Si on se projette sur l’avenir le chantier est immense. Outre la refondation de notre système mutualiste, nous devons faire face à la « mutation » de notre environnement et à toutes ces avancées technologiques qui évoluent trop rapidement. Nous devons également être attentifs à cette dérive de « la société de consommation » où on assiste à une « marchandisation de la santé ».

Oui c’est vrai après deux années de bouleversements « j’aurais voulu …être tranquille ! »

Seul côté positif à cette situation c’est que « notre équipe » est en ordre de marche et a démontré sa capacité à franchir avec succès toutes les difficultés.

Sempre Endavant.