LE VRAI VISAGE DES RÉSEAUX DE SOINS

Les réseaux de soins instituent une médecine à deux vitesses, de qualité et innovante pour les uns, low-cost pour les autres. La médecine des réseaux de soins est inévitablement de moins bonne qualité du fait de la baisse de la qualité des services et des freins à l’innovation que représentent les pratiques des réseaux de soins.

 

L’évolution vers une situation d’acheteurs de plus en plus monopolistique des réseaux de soins est contraire au principe d’une économie de l’innovation. Plus les réseaux se développeront et augmenteront leur pouvoir de négociation, plus la qualité des soins se dégradera pour la classe moyenne qui sera « piégée » dans les mailles du filet des réseaux. La modulation des remboursements augmentera au fil du temps pour contraindre les assurés à ne pas sortir des réseaux.

Les dérives éventuelles des réseaux de soins ouverts n’inquiètent pas que la profession. Damien Abad, député Les Républicains de l’Ain, avait posé une question écrite au ministère des Affaires sociales et santé pour attirer l’attention de Mme Touraine en 2016.

Le député avait constaté  que de « nombreux assureurs ou mutuelles font appel à des plateformes spécialisées chargées de sélectionner des opticiens partenaires ». Mais, si ces « réseaux répondent à la demande de lunettes bon marché », Damien Abad juge « nécessaire de veiller à ce que ces réseaux de soins garantissent la liberté de choix des opticiens ».

Une liberté remise en question si les patients sont contraints de se rendre dans un magasin précis pour être remboursés correctement.

Face à cette situation, le député avait interrogé le gouvernement pour connaître les mesures qu’il comptait mettre en place pour éviter les dérives de ces systèmes.

Lire l’analyse en cliquant sur l’image ci-contre.

2018-01-29T12:56:43+00:00 janvier 29th, 2018|Actualités, réseaux de soins|