SOMMES-NOUS INDÉSIRABLES ?

Tout est fait pour faire disparaitre les petites et moyennes mutuelles. En 2006, l’ACPR (notre autorité de contrôle) avait recensé 1 200 Mutuelles, en 2017 il en reste 446.

Autant dire que nous sommes devenus « indésirables » car notre concept Mutuelle de proximité s’éloigne des grandes théories des gestionnaires de la santé.

Qui plus est, on assiste à une évolution dans le comportement de nos adhérents.

Être mutualiste en 2017, c’est faire partie encore d’une population qui a pensé que la solidarité permettait de faire face au coût lié à la santé, ce bien précieux, inestimable qui n’est apprécié que lorsqu’on l’a perdu. Or aujourd’hui bien peu de sociétaires font référence à la solidarité. Ils sont dans « l’assurantiel » qui est le résultat de cette société moderne de consommation qui génère des dérives. Le fait le plus significatif c’est l’optique où « l’apparence prime sur la santé », on change ses lunettes « pour changer de look », il est vrai que toutes les publicités de la profession vont dans ce sens. Le coût est abyssal.

Si on ajoute la progression des honoraires des praticiens, leurs dépassements, le déclassement des médicaments par la sécurité sociale, leur coût toujours en augmentation, le vieillissement de la population qui va encore s’accentuer. On arrive à un total de dépenses qui est dans la limite du supportable.

Ce n’est pas tout, on assiste aussi à la multiplication des normes administratives qui demande du personnel formé et compétent. Des normes administratives qui sont en perpétuelles évolution et qui s’empilent les unes sur les autres pour satisfaire des technocrates qui ont perdu le sens des réalités du terrain.

 

La solidarité intergénérationnelle disparaît !

La solidarité intergénérationnelle est « bafouée » avec l’ANI (Accord National Interprofessionnel) dès sa mise en application au 1er Janvier 2016. « Les jeunes » sont avec « les jeunes » et « les vieux » se retrouvent seuls, sans cette complémentarité qui faisait que leur cotisation était modérée. Cette disposition accentue le coût du vieillissement de la population.

 

Aucune aide ne nous est accordée…

Aucune aide ne nous est accordée, aucune subvention nous est attribuée, nous ne bénéficions d’aucun passe doit; Au contraire nous sommes devenus des « collecteurs d’impôts » , avec 13.27% de taxes à reverser à l’Etat, sans possibilité dans nos investissements ou nos frais de gestion de récupérer la TVA, la santé est ainsi plus « rackettée » que n’importe laquelle des entreprises, de ce fait notre paramètre d’ajustement, le seul, c’est hélas la cotisation pour équilibrer notre gestion car les frais généraux sont maîtrisés.

 

DEPUIS 1932, LA MUTUELLE FAIT FACE…MAIS FAUT PAS RÊVER !

 

Rien n’est facile à notre époque comparé aux dernières décennies. On pouvait croire que l’inflation des normes et directives apporterait au moins une forme de sérénité ! Non, finalement elles alimentent, les statistiques de nos technocrates et encombrent les nôtres. Alors, faut pas rêver au vu de ce qui nous attend prochainement… on va encore repousser notre « rêverie » à plus tard.

 

SEMPRE ENDAVANT – MAI MORIREM !

2017-09-11T17:56:16+00:00 septembre 11th, 2017|Actualités|